Les (Bad)Buzz de la semaine #7

Un (Bad)Buzz édition #6 tout en détournements et parodies ce lundi. Avec la nouvelle mode vidéo, le Harlem Shake, les délicieuses lasagnes Findus et la victoire des réseaux sociaux.

[BUZZ] Shake Your Body !

Aussi influente soit-elle, chaque mode est éphémère, plus encore pour celles d’internet qui sont qualifiées de virales même si elles peuvent avoir un impact décuplé. Le succès incroyable du Gangnam Style qui a permis à l’artiste de marquer l’histoire de Youtube pour être la première vidéo à franchir le cap du milliard de vues, a donc une fin mais aussi une suite. Sur internet, la nouvelle mode met en scène des internautes et même des agences qui dansent s’agitent bizarrement. En quelques semaines le « Harlem Shake » s’est imposé partout pour son format court et son côté très décalé. Plus fou que la danse du cheval de PSY, ce buzz vidéo a même été repris par des entreprises comme Google.

Attention c’est contagieux. Pour continuer à vous amuser, je vous invite à faire une petite recherche dans Youtube car la liste est longue.

[BAD BUZZ] Pour de bonnes parodies, heureusement il y a Findus

L’affaire de la viande de cheval décelée dans les lasagnes Findus a fait grand bruit dans les médias et comme à son habitude sur internet aussi. Pour la marque, c’est une crise qui risque de lui donner une mauvaise image durablement. D’autant que le problème ne s’arrête pas qu’à la France et a aussi été noté en Angleterre et en Allemagne. Plus grave, aux dernières nouvelles, des traces d’un « médicament vétérinaire impropre à la consommation humaine » auraient été retrouvées dans certaines carcasses animales. Une machinerie infernale assez complexe que les professionnels vont tâcher de démêler pour trouver à qui la faute.

Cette mauvaise histoire a permis aux internautes, une fois encore, de laisser s’exprimer tout le potentiel de leur imagination. De nombreuses parodies ont été postées sur Youtube, et autres réseaux sociaux pour marquer le coup.

[BUZZ] Le pape prend un congé sans solde

C’est un scoop pour presque tout le monde. Personne n’attendait cette décision même si le sujet avait déjà été abordé par Benoit XVI lui-même. Après une longue réflexion, le pape a donc fini par renoncer à son titre ne se sentant plus la condition physique d’assumer sa mission son métier.

La nouvelle a fait très vite le tour des réseaux sociaux et les détournements ne se sont pas fait attendre. Parallèlement, quand de nombreux articles se sont attachés à parler de la suite, d’autres sont revenus avec humour et en photos sur son parcours. Le moindre que je puisse dire dans cette affaire c’est que personnellement je préfère « l’enterrer » avec cette vision amusante et décalée que nous proposent les internautes plutôt qu’avec ce que j’ai pu lire ou entendre de ses 7 années de pontificat qui au final ne me laissent pas une bonne impression.

 Une annonce pontificale sur le site de l'Apec

[BUZZ] Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais

S’ils sont peu ou mal sollicités à des fins humaines, j’entends par là autre qu’à des objectifs pécuniaires, les médias sociaux sont un vrai outil à disposition des internautes pour manifester et faire entendre leurs voix. Le cas Twitter en Iran durant la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avait été la démonstration de leur importance et même de leur nécessité. Le dernier exemple en date mérite vraiment cette première place. En Arabie Saoudite,  un prédicateur musulman – vous savez, ce sont ceux qui sont censés donner des leçons et surtout montrer l’exemple – avait été relâché comme le permet la loi contre la somme de 40 000 € après avoir torturé, violé à plusieurs reprises et battu à mort la petite Lam, 5 ans, qui n’était rien d’autre que sa propre fille.

Pour empêcher cette horrible histoire de tomber dans les oubliettes et aussi pour changer l’issue de la situation, trois saoudiennes du mouvement Women to Drive qui milite pour les droits des femmes ont créé le hashtag mot-dièse #AnaLama qui signifie « Je suis Lam ». Dans le même temps une pétition a été publiée sur le site de la Maison Blanche. Le rebondissement a été tel que le pays a dû ouvrir une hotline pour faire face au nombre important d’appels contre les abus sur enfants. Le prédicateur lui, a été condamné à rester en prison après appel du procès. Comme quoi, les médias sociaux peuvent réellement impacter les décisions juridiques et politiques si l’on se donnait les moyens de vouloir changer le cours des actions.